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définition du mot Annexe:Prononciation/français

selon le Wiktionnaire

[ɥ]

Les voyelles[modifier le wikicode]

i - e - ɛ - ɛ̃ - œ̃ - œ - ə - ø - y - u - o - ɔ - ɔ̃ - ɑ̃ - ɑ - a
On dénombre seize voyelles en français dont quatre voyelles nasales. Voici quelques précisions concernant certaines d’entre elles.
  1. On distingue deux sons “a” assez proches : \a\ (“a” ouvert ou antérieur, que l’on transcrit généralement par “a”) et \ɑ\ (“a” fermé ou postérieur, que l’on transcrit généralement par “â”). Suivant les régions de France, ces sons sont distingués ou non, et il est souvent difficile de faire la différence entre les deux. De ce fait, ils sont traités ensemble pour simplifier.
    Note : Le français québécois se distingue entre autres par une nette discrimination entre ces deux sons. Ainsi, la différence de prononciation entre pâte et patte est sans équivoque au Québec (le “a” fermé de pâte étant même presque prononcé [ɑɔ̯] parfois), alors que ces deux termes sont pratiquement homophones dans la plupart des régions de France.
  2. Les phonèmes \o\ (o fermé) et \ɔ\ (o ouvert) sont relativement proches en français. Une prononciation soignée les distingue, même si dans certaines régions cette distinction n’est pas faite. Ils seront traités ici séparément parce qu’ils ont chacun des graphèmes très spécifiques (à l’inverse du doublet [a]-[ɑ]). Grevisse note d’ailleurs qu’« en dehors de la syllabe tonique, l’opposition [e]/[ɛ], [o]/[ɔ] n’est pas phonologique ; elle ne permet pas de distinguer des mots »[2].
  3. Les phonèmes \e\ (é : e fermé) et \ɛ\ (è : e ouvert) sont généralement bien distingués en français. Il reste cependant des variations régionales assez importantes, y compris lorsque la distinction est clairement faite. Ainsi les mots les, des, mes, tes, ses, ces, quai, gai, les conjugaisons sais, sait et vais, certaines conjugaisons du verbe avoir comme ai, des terminaisons du futur simple comme donnerai ou du passé simple comme donnai, seront prononcés suivant les lieux avec un é /e/ ou un è /ɛ/.
  4. Les phonèmes \ø\ (“eu” fermé) et \œ\ (“eu” ouvert) sont distingués en français. Il reste cependant des variations régionales importantes, et la distinction n’est pas faite partout.
    Le phonème \ə\ (“e” muet) se rapproche du son [œ] (“eu” ouvert), mais est souvent sourd, et peut ne pas être clairement prononcé, notamment dans la langue familière.
  5. Enfin, les phonèmes \ɛ̃\ (“in” ouvert ou antérieur) et \œ̃\ (“un” fermé ou postérieur) sont normalement distingués en français, mais la distinction n’est pas faite partout.
API Son isolé Position initiale Position médiane Position finale
[i]
[e]
[ɛ]
[ɛ̃]
[œ̃]
[œ]

[ə]

[ø]
[y]
[u]
[o]
[ɔ]

[ɔ̃]
[ɑ̃]
[ɑ] ou [ɑː]

[a]

Notes[modifier le wikicode]

Il y a aussi l’inclassable fuel \fjul\, c’est-à-dire le son \ju\ donné par la graphie ue venue de l’anglais.

Structure syllabique[modifier le wikicode]

La structure syllabique en français est relativement simple. Pour voir la simplicité, la sonorité, l’intensité relative phonétique, a une grande importance[7].

Chaque phonème a un certain niveau de sonorité : la sonorité est la plus haute dans les voyelles et la plus basse dans les occlusives, entre lesquelles il y a semi-voyelles, liquides, nasales et fricatives. La sonorité peut se montrer par un graphique à barres comme ci-dessous :

haute

Sonorité

basse
voyelle
semi-voyelle
liquide
nasale
fricative
occlusive






























Phonèmes a j l n s t

La syllabe est une séquence de phonèmes dont le noyau est un pic de sonorité, qui est en français toujours une voyelle. Dans la syllabe, la sonorité augmente du début au noyau et diminue du noyau à la fin en forme de montagne, à l’exception des fricatives coronales devant l’occlusive. L’ensemble des consonnes devant le noyau, s’il existe, s’appelle l’attaque et celui après le noyau la coda. Le tableau suivant montre des exemples de syllabes :

eau France liberté esprit
haute

Sonorité

basse
voyelle
semi-voyelle
liquide
nasale
fricative
occlusive




































































































Phonèmes o f ʁ ɑ̃ s l i . b ɛ ʁ . t e ɛ s . p ʁ i

Parmi ces syllabes, /li/, /te/ et /i/ ont une attaque ; s/ a une coda ; /ɑ̃s/ et /bɛʁ/ ont les deux. Chaque syllabe, par définition, a un seul noyau.

Attaques[modifier le wikicode]

Dans l’attaque, on peut distinguer les consonnes séparables et inséparables. La séquence /st/ fonctionne comme attaque dans style /stil/, mais ce n’est possible qu’au début de mot : elle est séparée en deux syllabes dans distille /dis.til/. Il est à noter que les fricatives coronales /s/, /ʃ/ et /ʒ/ peuvent exceptionnellement précéder une occlusive dans l’attaque, même si leurs sonorité est plus haute que celle des occlusives. La séquence plus exotique /ɡn/ est aussi différente dans gnome /ɡnom/ et dans diagnose /djaɡ.noz/. Le /s/ dans /st/ et le /ɡ/ dans /ɡn/ sont donc consonnes séparables.

style distille gnome diagnose
haute

Sonorité

basse
voyelle
semi-voyelle
liquide
nasale
fricative
occlusive



















































































































Phonèmes s t i l d i s . t i l ɡ n o m d j a ɡ . n o z

En revanche, la séquence /ɡʁ/ est inséparable parce qu’elle fonctionne également dans gré /ɡʁe/ et dans degré /də.ɡʁe/. On ne la sépare jamais.

gré degré
haute

Sonorité

basse
voyelle
semi-voyelle
liquide
nasale
fricative
occlusive













































Phonèmes ɡ ʁ e d ə . ɡ ʁ e

Cette distinction est stricte, n’ayant pas d’exception. Les attaques suivantes sont inséparables :

Dans toutes les autres attaques, la première consonne est séparable, et le reste est inséparable. Par exemple, spleen /splin/ a l’attaque /spl/, dont le /s/ est séparable et le /pl/ inséparable. L’attaque de trois consonnes comme cela comprend toujours une consonne séparable qui est fricative coronale et deux consonnes inséparables. Cela explique pourquoi on peut prononcer louer /lwe/ en une syllabe mais clouer /klu.e/ uniquement en deux syllabes : le français permet /lw/ comme attaque mais non pas */klw/.

Les affriquées, quant à elles, n’existent qu’en début ou fin de mot mais deviennent séparables en milieu de mot : /ps/, /bz/, /pʃ/, /bʒ/, /ts/, /dz/, /tʃ/, /dʒ/, /ks/, /ɡz/, /kʃ/ et /ɡʒ/ ; dans ce cas, la partie occlusive termine la syllabe précédente, et la partie fricative peut soit former l’attaque de la syllabe suivante, soit rester extrasyllabique si l’affriquée n’est pas suivie immédiatement d’une voyelle.

Les consonnes séparables ne peuvent se placer qu’en début de mot, excepté /s/, qui peut se placer dans des attaques en milieu de mot comme /stʁ/ dans extra /ɛk.stʁa/. Cette limitation indique qu’elles sont extrasyllabiques — consonnes hors de la vraie syllabe.

Noyaux[modifier le wikicode]

Les voyelles fermées /i/, /u/ et /y/ se transforment habituellement en semi-consonnes /j/, /w/ et /ɥ/ devant une autre voyelle s’ils ne sont pas précédés par une attaque à deux consonnes. On peut comparer les exemples suivants :

Une consonne Deux consonnes
/i/ lien
/ljɛ̃/
client
/kli.jɑ̃/
/u/ louer
/lwe/
clouer
/klu.e/
/y/ tuait
/tɥɛ/
cruel
/kʁy.ɛl/

On insère un yod /j/ devant une voyelle qui suit un /i/ de la syllabe précédente, comme dans client /kli.jɑ̃/.

Dans certaines régions, notamment en Belgique, certains de ces mots monosyllabiques sont prononcés en deux syllabes : louer /lu.e/, tuait /ty.ɛ/.

Comme expliqué ci-dessus, le français interdit */tʁw/ comme attaque. Mais pourquoi donc prononce-t-on trois /tʁwa/ ? La structure stricte des attaques nous dirige vers la conclusion suivante : le /wa/ dans trois /tʁwa/ est une voyelle, plus précisément une diphtongue[8]. Dans certains cas cette voyelle réapparaît phonétiquement comme telle (en créant une syllabe supplémentaire) quand il est nécessaire de faire apparaître des distinctions entre des quasi-homophones habituellement considérés comme allophones : la consonne /w/ amuit alors dans le discours usuel une voyelle habituellement muette, mais qui peut influencer subtilement sa prononciation effective comme [əw], [ɔw] ou [ow] dans oi, ou comme [uw] dans oua (voire avec une prononciation distinguée excessivement par cette seule voyelle prononcée alors sans diphtongue, ce qui peut aller jusqu’à la disparition complète de la consonne [w]).

C’est vrai que l’on ne distingue pas phonétiquement (la plupart du temps), oi d’avec oua, ni oin d’avec ouin, mais ils ont des comportements différents après une double consonne d’attaque :

  oi oua
/ʁ/ roi
/ʁwa/
roua
/ʁwa/
/tʁ/ trois
/tʁwa/
troua
/tʁu.a/
  oin ouin
/f/ foin
/fwɛ̃/
fouin
/fwɛ̃/
/ɡʁ/ ou /tʁ/ groin
/ɡʁwɛ̃/
Duguay-Trouin
/dy.ɡɛ.tʁwɛ̃/ ou
/dy.ɡɛ.tʁu.ɛ̃/

On peut constater que oi /wa/ ou oin /wɛ̃/ ne se sépare (presque) jamais et que c’est plutôt une diphtongue, tandis que le /w/ dans oua ou ouin vient de ou /u/, lequel est facilement séparable de la voyelle qui le suit :

  roi trois roua troua
haute

Sonorité

basse
voyelle
semi-voyelle
liquide
nasale
fricative
occlusive
 









   














   














   
























 
Phonèmes   ʁ wa     t ʁ wa     ʁ w a     t ʁ u . a  

Selon cette analyse, le français aurait alors seulement trois vraies diphtongues (que l’on ne sépare qu’exceptionnellement et difficilement, d’une façon considérée comme incorrecte dans le discours courant) : /wa/ (oi), /wɛ̃/ (oin) et /ɥi/ (ui), trouvées respectivement dans trois /tʁwa/, dans groin /ɡʁwɛ̃/ et dans pluie /plɥi/.

Codas[modifier le wikicode]

La syllabe forme une montagne de sonorité, mais rythme /ʁitm/ ne parait pas suivre cette règle, parce que la sonorité dans la coda augmente du /t/ au /m/ ; son dérivé avec un suffixe ne pose pas ce problème :

  rythme rythmique
haute

Sonorité

basse
voyelle
semi-voyelle
liquide
nasale
fricative
occlusive
 



















   


































 
Phonèmes   ʁ i t m     ʁ i t . m i k  

isthme et asthme présentent la même particularité, bien qu'il s'agisse là de fricatives /z/.

En fait, les codas comme cela ne se trouvent qu’à la fin de mot (la plupart du temps avant un e muet, qui dans certains cas peut et parfois doit se prononcer comme une véritable voyelle pour former alors une syllabe complète, séparée de la précédente qui devient une syllabe normale, notamment si le mot suivant débute par une consonne interdisant son assimilation parmi ses consonnes d’attaque), justement comme les consonnes extrasyllabiques au début de mot. On peut donc conclure que le /m/ dans rythme /ʁitm/ est extrasyllabique. Certains l’appellent semisyllabe[9]. La semisyllabe se comporte comme si elle était l’attaque de la syllabe suivante sans voyelle.

La semisyllabe peut comprendre plus d’une consonne :

  libre librement
haute

Sonorité

basse
voyelle
semi-voyelle
liquide
nasale
fricative
occlusive
 



















   












































 
Phonèmes   l i b ʁ     l i . b ʁ ə . m ɑ̃  

Puisque la semisyllabe fonctionne comme attaque et que /bʁ/ est inséparable comme telle, on peut constater que libre /libʁ/ a la vraie syllabe /li/ et la semisyllabe /bʁ/. Cette structure devient claire dans librement /li.bʁə.mɑ̃/.

Pour ces raisons, certains dictionnaires préfèrent présenter ces semisyllabes explicitement comme des syllabes normales, en mentionnant leur séparation possible et l’élision du e muet final quand la séparation n’est pas nécessaire. En effet, cette voyelle finale muette doit se prononcer, souvent de façon alors très amuïe, avant certains mots : libre /li.bʁ(ə)/ se réalisera alors plus aisément dans libre de /li.bʁə.də/ (puisque la succession /bʁd/ est interdite et nécessite la séparation syllabique). Si l’on tient compte de cette analyse de la structure syllabique du français, une telle explicitation n’est pas nécessaire mais s’en déduit.

L’introduction de semisyllabes nous permet de voir la simplicité de la structure syllabique en français. La vraie attaque a au plus deux consonnes, et la vraie coda a seulement une consonne. Les syllabes ci-dessous sont moins compliquées que leurs apparences :

  Extra-
syllabique
Vraie syllabe Semisyllabe
Attaque Noyau Coda Extra-
syllabique
Attaque Noyau
vide
cloitre   kl wa     (ə)
dextre   d ɛ k s (ə)
marbre   m a ʁ   (ə)
schtroumpf ʃ u m   f (ə)
strict s i k   t (ə)

La structure syllabique française est donc (C)(C)V(C), (consonne)-(consonne)-voyelle-(consonne), avec des consonnes extrasyllabiques au début et à la fin du mot.

Voir aussi[modifier le wikicode]

Sur Wikipédia :

Références[modifier le wikicode]

  1. API sur l’encyclopédie Wikipédia Wikipedia-logo-v2.svg
  2. a et b Maurice GrevisseLe Bon Usage, 1936 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « Grevisse » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  3. a b c et d L. Canepari, A Handbook of Pronunciation, 2005
  4. a b c et d François Dell, Les Règles et les sons, 1985, ISBN 978-2705660178
  5. a et b Véronique Delvaux, Thierry Metens et Alain Soquet, Propriétés acoustiques et articulatoires des voyelles nasales du français, 24es Journées d’étude sur la parole, Nancy, 1, 2002, pp. 348-352
  6. La transcription du r standard en français est /ʁ/, mais la prononciation exacte peut varier selon la place de la lettre dans le mot, selon la région, l’accent, etc.
  7. Marie-Hélène Côté, Phonologie française, 2005
  8. Jacques Durand et Chantal Lyche, Regard sur les glissantes en français : français standard, français du Midi, Cahiers de grammaire 24, 1999, pp. 39-65
  9. Caroline Féry, Markedness, Faithfulness, Vowel Quality and Syllable Structure in French, Journal of French Language Studies 13, 2003, pp. 247-280

Définition tirée du Wiktionnaire
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