DICT.XMATIERE : Aide pour jeux de lettres, recherches, définitions, dictionnaire ...
Les mots commençant par 
Les mots finissant par 
Ledger Nano S - The secure hardware wallet
Définition du mot 
Mots en rapport avec 
Accueil

définition du mot Annexe:Prononciation/occitan

selon le Wiktionnaire

En occitan, dans tout mot polysyllabique, une syllabe déterminée porte l’accent tonique (elle est prononcée avec plus d’intensité que les autres).

La graphie permet de connaître la syllabe tonique :

Remarque

Voyelles[modifier le wikicode]

Les voyelles sont au nombre de cinq : « a », « e », « o »,« i », « u ». Les trois premières peuvent porter un accent graphique ouvert (´) ou fermé (`), qui module leur prononciation. « i » et « u » peuvent porter l’accent ouvert, qui indique simplement leur caractère tonique, ou un tréma (¨) (rare et dont l’usage est souvent vacillant), qui indique un hiatus (absence de diphtongue, voir ci-dessous)[2].

Remarque

Groupes de voyelles[modifier le wikicode]

hiatus

Il y a hiatus (prononciation de deux voyelles en contact comme deux syllabes) dans les cas suivants :

diphtongue

Les groupes suivants produisent une diphtongue (une seule syllabe)[5] :

Triphtongues

Consonnes[modifier le wikicode]

Certaines réalisations sont susceptibles de varier selon les parlers et, dans les constructions syntaxiques, le contexte phonétique (avec en particulier un grand nombre d’assimilations). En position finale, de nombreuses consonnes sont affaiblies, et certaines ne sont effectivement articulées que dans des contextes déterminés (certains types de liaisons).

Groupes de consonnes[modifier le wikicode]

Dans les groupes de trois consonnes, la seconde chute (et se produisent ensuite les assimilations normales entre la première et la troisième) : temps > [ˈtens].

-n- est généralement amuï dans les groupes savants du type -ns- + occlusive.

Notes[modifier le wikicode]

Groupes mixtes[modifier le wikicode]

Phonétique syntactique[modifier le wikicode]

Dans un contexte syntaxique, on rencontre des assimilations, particulier consonantiques, du même type que celles produites à l’intérieur des mots :

Autres assimilations :

Le cas de s est particulier.

Autres modifications :

Dialectologie[modifier le wikicode]

Seules sont indiquées les principales différences par rapport à la prononciation moyenne. Il ne s’agit que d’un aperçu très lacunaire.

Languedocien[modifier le wikicode]

On peut distinguer deux grands groupes de parlers languedociens : le groupe méridional, qui partage certains caractéristiques avec le provençal, et le groupe septentrional, qui se rapproche davantage des dialectes du domaine nord-occitan.

Quelques caractéristiques ː

Languedocien méridional[modifier le wikicode]

Le languedocien méridional peut être opposé aux parlers languedociens septentrionaux, qui pour des raisons géographiques (orographie montagneuse) se révèlent beaucoup plus conservateurs, et présentent naturellement des éléments de concordance vers les parlers nord-occitans. À l’est on observe la pénétration d'éléments provençaux tandis que les parlers occidentaux portent davantage la marque du catalan ou du gascon.

Caractéristiques ː

Traits provençaux :

Montpelliérain[modifier le wikicode]
Biterrois[modifier le wikicode]
Parler de Foix[modifier le wikicode]

Le parler du pays de Foix ou fuxéen est un dialecte languedocien extrêmement conservateur, qui présente des éléments de concordance avec le gascon et le catalan. On peut notamment citer :

Le parler de Saurat maitient la prononciation [a] des a finaux étymologiques, comme en montpelliérain et en niçois.

Languedocien septentrional[modifier le wikicode]

Caractéristiques :

En rouergat, ainsi que dans certains parlers du Tarn, « ch », « tg » > [t͡s], comme en occitan septentrional (limousin et auvergnat) : pichon > [pi.ˈt͡su], vilatge > [bi.ˈla.t͡se].

En rouergat :

Provençal[modifier le wikicode]

La phonétique provençale se distingue de l’occitan moyen sur les points suivants :

On retrouve plusieurs de ces traits en languedocien méridional (voir ci-dessus).

On peut distinguer à l’intérieur du provençal quatres ensembles dialectaux :

Provençal rhodanien[modifier le wikicode]

Provençal central[modifier le wikicode]

Niçois[modifier le wikicode]

Le niçois présente des traits qui le rapprochent de l’occitan alpin et de l’italien. Il se distingue par :

Gascon[modifier le wikicode]

Le gascon est le dialecte occitan le plus divergent : il présente nombre d’innovations propres tout en ayant un certain caractère conservateur. Il est parlé essentiellement à l’Ouest de la Garonne, des Pyrénées à la Gironde.

Voyelles[modifier le wikicode]

La prononciation des voyelles ne diffère pas fondamentalement de celle de l’occitan moyen.

Consonnes[modifier le wikicode]

Limousin[modifier le wikicode]

Le limousin est un dialecte nord-occitan. Il se subdivise en trois grands ensembles, le haut-limousin, en Haute-Vienne à l’exception de l’extrème-nord, en Charente limousine et dans le sud de le Creuse, le bas-limousin, en Corrèze et le périgourdin qui occupe le Nord de la Dordogne. Le bas-limousin s’oppose plus nettement aux deux autres.

Le limousin se prononce dans les grandes lignes comme le reste de l’occitan mais connaît certaines particularités.

Voyelles[modifier le wikicode]

Diphtongues[modifier le wikicode]

Consonnes[modifier le wikicode]

Le premier trait caractéristique du nord-occitan est la palatalisation de [k] et [g] devant [a] : contrairement au languedocien cantar, vaca, gal, le limousin a chantar, vacha, jau.

Le second trait caractéristique est la chute des consonnes finales : pont [pũ], gorg [gur], lops [lu] , los [lu], fach [fa], crotz [kru], et ainsi de suite.

groupes mixtes[modifier le wikicode]

Vivaro-alpin[modifier le wikicode]

Le vivaro-alpin a longtemps été rattaché au provençal. Il en partage nombre de caractéristiques et en constitue une sorte d’intermédiaire avec l’occitan septentrional. Comme en provençal, ò diphtongue fréquemment, de façon dominante en [wɔ] dans la zone centrale et sud-est du domaine, de façon erratique mais avec prédominance de [wa] au nord-est, et en [wa] environ dans le quart occidental.

Le vivaro-alpin partage avec le limousin et l’auvergnat la palatalisation des consonnes k et g devant a notamment : chantar (« chanter »), jauta (« joue »). L’occitan méridional a respectivement : cantar, gauta.

Sa caractéristique principale est la chute des dentales intervocaliques latines simples (le groupe vocalique résultant recevant ensuite différents traitements selon les variantes locales : simplification, fermeture de la seconde voyelle en [w] ou insertion d’un [j] intervocalique) : chantaa ou chantaia pour chantada (« chantée »), monea pour moneda (« monnaie »), bastia ou bastiá pour bastida (« bâtie »), maür pour madur (« mûr »). Le t final des participes passés masculins y est amuï (comme en provençal moyen) : chantà (noté chantat en graphie classique) pour chantat (« chanté »).

-s final marqueur du pluriel est généralement maintenu (il est aspiré [h] dans une partie du vivarais).

Comme en niçois, a final est maintenu [a] entre Gap et Barcelonette ainsi que vers la frontière italienne au nord.

n final n’est généralement pas maintenu, hormis dans les termes suffixés en -ion.

Sauf dans certaines parties méridionales qui suivent la réalisation provençale, dénasalisation de -in final, qui donne [ˈi] comme en languedocien.

À la différence du provençal, maintien de la prononciation [ʎ] de lh intérieur ou initial.

Dans environ le tiers occidental du domaine, ainsi que dans cercle approximatif s’étendant entre Gap et la frontière italienne, dépalatalisation des groupes ch (t͡ʃ>t͡s), j/g et tj/tg (d͡ʒ>dz).

La désinence verbale de première personne y est -o (comme dans maintes langues romanes et en latin) et non i : parlo pour parli ou parle (« je parle »), parlavo pour parlavi ou parlave (« je parlais »), parlèro pour parlèri ou parlère (« j’ai parlé, je parlai »).

Un trait fréquent est le rhotacisme de l (passage de l à r) : barma pour balma ou bauma (« grotte »), escòra pour escòla (« école »), saraa ou saraia pour salada (« salade »).

Dans tout le Dauphiné, l’opposition entre [ɾ] ("r" simple intervocalique) et [ʁ] ("r" doublé, initial, devant ou derrière voyelle), partiellement maintenue en provençal, a disparu au profit de [ʁ].

Dans une bonne part des parlers des Alpes, la prononciation du r final des infinitifs est maintenue, fait exceptionnel en occitan moderne. Dans l’ensemble occitano-roman on ne retrouve ce trait qu’en valencien (catalan méridional).

Occitan des vallées d’Italie[35][modifier le wikicode]

Ci-dessous sont présentées les principales divergences par rapport au provençal ou à l’occitan moyen.

Auvergnat[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  1. Voir Bec 1973, p. 1
  2. On trouve d’autres voyelles surmontées d’un tréma dans la graphie classique, toutes indiquant de la même manière un hiatus. Néanmoins le Conseil de la Langue Occitane a suggéré qu’il devrait être réservé aux deux lettres indiquées.
  3. La notation [ɔ] de la réalisation usuelle de a atone final, très fréquente depuis plusieurs décennies, semble ne pas correspondre pas à la réalité phonétique ou phonologique de la langue : de façon stricte, a atone final ne saurait être assimilé phonologiquement à ò, toujours tonique, et différentes enquêtes linguistiques tendent à montrer qu’il s’agit de deux phones différents. Cette pratique est pour cette raison remise en question par différents auteurs actuels. Voir par exemple à ce sujet : Deledar et Poujade, 2003, p. 17 ; Poujade et Balaguer, Diccionari occità-català / catalan-occitan, Ediciones de La Tempestad, 2012, qui s’appuient notamment sur Hélène Coustenoble, La phonétique du Provencal moderne en terre d’Arles, 1945. Sur le wiktionnaire, on peut retrouver les trois notations.
  4. Ainsi, Josiane Ubaud indique très souvent les deux variantes orthographiques, avec et sans tréma, dans son dictionnaire morphologique
  5. Concernant les réalisations des diphtongues et triphtongues en u-, voir Bec 1973, p. 55.
  6. Les règles d’accentuation de la graphie classique ne permettent pas de restituer sans ambiguité [ow] atone, que l’on peut rencontrer, par exemple, en provençal.
  7. a et b Lafont 2004, p. 17
  8. Voir la Gramatica de Louis Alibert.
  9. Lafont 2004, p. 39-40.
  10. a et b Bec 1973, p. 70
  11. Le sujet est par exemple évoqué dans Alibert 1976 et Toscano 2011.
  12. Bec 1973, p. 43.
  13. Bec 1973, p. 65
  14. Alibert 1976, p. 39
  15. Alibert, 1976, chap. I § 14.
  16. a et b Alibert 1976, Chap. I § 4
  17. Alibert 1976, Chap. I § 13
  18. Alibert 1976, Chap. I § 12.
  19. Alibert 1976, Chap. I § 12 bis.
  20. a et b Alibert, 1976, « Introduccion » p. XIX
  21. Alibert 1976, Chap. I § 8
  22. Alibert 1976, Chap. I § 6
  23. Voir Camps 1985, p. 327
  24. Lafont 2004, p. 7-8.
  25. Lafont 2004, p. 58.
  26. Alibert 1976, Chap. I § 3
  27. a et b Alibert 1976, Chap. I § 2
  28. Alibert 1976, Chap. I § 5
  29. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées prov
  30. Bec 1973, p. 50
  31. Toscano 2011, p. 9
  32. Toscano 2011, p. 10-11
  33. Bec 1973, p. 196
  34. Bec 1973, pp. 181-182
  35. Guida alla consultazione del Tresòr del lenga - Corpus testuale : Le grafie
  36. Alibert, 1976, « Introduccion » p. XIX
  37. Alibert 1976, Chap. I § 4

Bibliographie[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]


Définition tirée du Wiktionnaire
Contenu disponible sous GNU Free Documentation License



Powered by php Powered by MySQL Optimized for Firefox