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définition du mot Annexe:Prononciation/proto-germanique

selon le Wiktionnaire

Notes :

  1. [ŋ] était un allophone de /n/ devant les occlusives vélaires.
  2. [ŋʷ] était un allophone de /n/ devant les occlusives labio-vélaires.
  3. [β], [ð] et [ɣ] étaient des allophones de /b/, /d/ et /ɡ/ à certaines positions (voir ci-dessous).
  4. Le phonème écrit avec f était certainement encore réalisé comme une fricative bilabiale (/ɸ/) en proto-germanique. Ceci peut être déduit du fait qu’en gotique, le b en fin de mot se dévoise en f. De même, en vieux norrois des mots tels que aptr [ɑɸtr] utilisaient la lettre p plutot que le f pour noter la bilabiale avant /t/.

Voyelles[modifier le wikicode]

Le proto-germanique avait quatre voyelles courtes[1], cinq ou six voyelles longues et au moins une voyelle très longue. La qualité phonétique exacte de ces voyelles est incertaine.

Voyelles orales
Type Antérieure Postérieure
courte longue très longue courte longue très longue
Fermée i u
Mi-fermée e
Mi-ouverte ɛː ɛːː ɔː ɔːː
Ouverte ɑ ɑː
Voyelles nasales
Antérieure Postérieure
courte longue très longue courte longue très longue
Fermée ĩ ĩː ũ ũː
Mi-fermée
Mi-ouverte ɔ̃ː ɔ̃ːː
Ouverte ɑ̃ ɑ̃ː

Notes :

  1. /e/ ne pouvait pas apparaitre dans une syllabe non accentuée, sauf devant /r/ où il pouvait se transformer en /ɑ/, déjà tard à l’époque du proto-germanique.
  2. Toutes les voyelles nasales sauf /ɑ̃ː/ et /ũː/ apparaissaient en fin de mot. Les voyelles nasales longues /ɑ̃ː/, /ĩː/ et /ũː/ apparaissaient devant /x/ et dérivaient d’ancienne voyelles courtes suivies de /nx/.

Les voyelles proto-indo-européennes ə, a et o ont fusionné en a en proto-germanique et ā et ō en ō. À l’époque de la fusion, les voyelles étaient probablement [ɑ] et [ɑː], ou peut-être [ɒ] et [ɒː]. Leur timbre s’est ensuite différencié par élévation (et peut-être arrondissement) de la voyelle longue en [ɔː]. Il est connu que l’élévation de ā en ō n’a pas pu se produire avant les premiers contacts entre les locuteurs proto-germaniques et romans. Ceci est appuyé par le fait que le latin Rōmānī a plus tard fusionné avec le gotique et a donné Rumoneis (c’est-à-dire Rūmōnīs). Ringe explique qu’au moment de l’emprunt, la voyelle s’approchant le plus du latin ā était une voyelle proto-germanique ressemblant au ā (qui est devenu ensuite ō). De ce fait, sachant que les proto-germaniques n’avaient pas de voyelle postérieure mi-haute, l’équivalent du lation ō était le ū proto-germanique : Rōmānī > *Rūmānīz > *Rūmōnīz > Gothic Rumoneis.

Un nouveau ā s’est formé après le passage de ā à ō lorsque l’intervocalique /j/ disparut dans les suites de sons -aja-. C’était un phonème rare qui n’apparaissait que dans une poignée de mots, les plus notables étant les verbes de la troisième classe faible. Le suffixe des noms agents *-ārijaz (suffixe anglais moderne -er) semble avoir été emprunté au latin à cette époque ou peu après.

Diphtongues[modifier le wikicode]

Les diphtongues suivantes étaient présentes en proto-germanique :

Notez le changement de /e/ en /i/ avant /i/ ou /j/ dans la même syllabe ou la suivante. Ceci a supprimé /ei/ (qui est devenu /iː/) mais a créé /iu/ à partir de /eu/.

Références[modifier le wikicode]

  1. Pour le cas de i et e, voir Cercignani (1979).

Définition tirée du Wiktionnaire
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